La Chapelle des Pénitents
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La ferveur religieuse à Saugues
Pèlerinages et processions
La confrérie des Pénitents Blancs Le 14 mai 1652, une confrérie de Pénitents Blancs est fondée à l’initiative de cinq habitants de Saugues. La direction spirituelle est assurée par un chanoine de la collégiale Saint-Médard. À la fin du XVIIe siècle, les Pénitents font ériger leur propre chapelle, agrandie d’une sacristie en 1783. Elle est incendiée lors du grand incendie de 1788, puis immédiatement reconstruite. Interdite sous la Révolution française, la confrérie est mise en sommeil puis officiellement dissoute en 1792, mais continue à exercer clandestinement jusqu’à sa réhabilitation en 1801. Aujourd’hui, elle compte environ cinquante membres actifs, consœurs et confrères, qui veillent au maintien des traditions religieuses de la paroisse, participent aux offices et pèlerinages locaux, accompagnent les funérailles et visitent les malades. Lors des obsèques, ils portent encore la croix en tête du cortège, comme le veut la tradition. Le temps fort de la confrérie reste la Semaine sainte, avec la procession du Jeudi saint : les pénitents cagoulés, parfois pieds nus, portent les instruments de la Passion. La chapelle des Pénitents La chapelle est inscrite aux Monuments historiques en 2004 avec son mobilier. Elle est l’une des rares chapelles de pénitents encore conservées dans le département. À l’intérieur, le visiteur peut admirer un retable en bois sculpté du XVIIIe siècle issu d’un couvent du Puy, ainsi que du mobilier et des éléments de menuiserie liés aux pratiques religieuses de la confrérie. Cette chapelle constitue un témoignage unique de la vie religieuse et de l’art sacré à Saugues, reflétant l’histoire et les traditions locales. |
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Jeudi Saint à Saugues
« Très lentement et dans un sourd piétinement s’ébranlent psalmodiant les graves pénitents. | Et voici les enfants pénitents ou croisés qui brandissent les clous, la lance et le marteau, le fouet, le coq, les dés, les lugubres falots et chantent eux aussi le sourd Miserere. (…) Louis Amargier, La chanson du Gévaudan, 1951 |
Hommes de foi saugains
Saint-Bénilde et l’abbé Fabre
Au fil des siècles, de nombreuses figures religieuses contribuent au développement du village. Voici deux d’entre elles : Saint-Bénilde (1805-1862) Né Pierre Romançon à Thuret le 14 juin 1805, il fait ses études à Riom chez les frères des Écoles chrétiennes. Admis au noviciat de Clermont-Ferrand, il prononce ses vœux en juin 1820, sous le nom de frère Bénilde. Devenu instituteur, il fonde en 1841 à Saugues une école chrétienne. Il accueille les enfants déshérités et leur donne un enseignement avant-gardiste pour l’époque. Il emmène les élèves sur le terrain pour la découverte et l’observation de la nature. Homme de charité et de dévotion, il prend soin des enfants et de leurs familles. Il décède le 13 août 1862 à Saugues. Frère Bénilde est béatifié en 1948 par le pape Pie XII et canonisé le 29 octobre 1967 par le pape Paul VI. Une chapelle lui est dédiée dans la collégiale Saint-Médard de Saugues ainsi qu’une exposition dans l’ancienne école communale. François Fabre (1854-1932) L’abbé François Fabre naît en 1854 à Saugues, où il demeure jusqu’à son décès en 1932. Officiant en tant que prêtre, il se passionne pour l’histoire du pays de Saugues, consulte les archives de la ville, de la collégiale Saint-Médard et de l’hôpital Saint-Jacques. Ces découvertes donnent lieu à des ouvrages historiques qui font encore référence. En 1899 paraît Notes historiques sur Saugues, qui reste la pièce majeure, et peut-être unique, de l’historiographie de la ville de Saugues, ainsi que La Bête du Gévaudan, publié en 1901 à partir des archives de Clermont. |
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