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Merveille Tout est merveille La mer où les rayons dorés dansent dans les flots verts La pluie qui emperle la terre Les monts chargés d’azur, Qui lancent dans le val le vent qui gronde ou qui gémit Les blés ruisselants d’or et les fruits mûrs Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Tout est merveille Les fées et les lutins qui me sont familiers Tous les décors d’enfance et le parc enchanté Tous les châteaux perdus et retrouvés La belle au bois dormant, la tendre Marjolaine Et la fi lle aux yeux clairs aux bras de porcelaine Et les glaces du Nord et les soleils d’Orient Éclatants comme trompette au jour levant Le printemps triomphant ainsi qu’un air de fête Le silence aux yeux clos, le silence léger, d’un soir d’été Au jardin qui sommeille au pied d’un vieux clocher Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Tout est merveille L’homme du premier jour et l’homme de demain L’homme aux lèvres salées de désirs de partance Rallumant le fl ambeau sur le seuil des temples L’homme qui transforme le monde Le recrée, le défait et le recrée sans cesse ; Sur la terre, sur la mer, dans le ciel Tout est merveille Les souvenirs nombreux qui peuplent nos silences L’espoir d’un éternel salut L’espoir de retrouver le paradis perdu Pour mes yeux, pour mon cœur, pour mon âme Tout est merveille La vie, la vie enfin Qui sourit dans ses lendemains Et cet amour éclot en rose sur les lèvres Qui fait danser le monde sur la terre, sur la mer, dans le ciel Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Louis Amargier, Merveille, 1953 |
Merveille Tout est merveille La mer où les rayons dorés dansent dans les flots verts La pluie qui emperle la terre Les monts chargés d’azur, Qui lancent dans le val le vent qui gronde ou qui gémit Les blés ruisselants d’or et les fruits mûrs Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Tout est merveille Les fées et les lutins qui me sont familiers Tous les décors d’enfance et le parc enchanté Tous les châteaux perdus et retrouvés La belle au bois dormant, la tendre Marjolaine Et la fi lle aux yeux clairs aux bras de porcelaine Et les glaces du Nord et les soleils d’Orient Éclatants comme trompette au jour levant Le printemps triomphant ainsi qu’un air de fête Le silence aux yeux clos, le silence léger, d’un soir d’été Au jardin qui sommeille au pied d’un vieux clocher Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Tout est merveille L’homme du premier jour et l’homme de demain L’homme aux lèvres salées de désirs de partance Rallumant le fl ambeau sur le seuil des temples L’homme qui transforme le monde Le recrée, le défait et le recrée sans cesse ; Sur la terre, sur la mer, dans le ciel Tout est merveille Les souvenirs nombreux qui peuplent nos silences L’espoir d’un éternel salut L’espoir de retrouver le paradis perdu Pour mes yeux, pour mon cœur, pour mon âme Tout est merveille La vie, la vie enfin Qui sourit dans ses lendemains Et cet amour éclot en rose sur les lèvres Qui fait danser le monde sur la terre, sur la mer, dans le ciel Tout est merveille Et je le dis et je l’écris et je le chante. Louis Amargier, Merveille, 1953 |

