Le musée de la Bête
| Version Anglaise/English version (Cliquez sur le lien / click here) |
La bête du Gévaudan
Son histoire et son musée
Histoire de Saugues Ce qu’on prend pour une légende est en fait une histoire vraie. De 1764 à 1767, la Bête est à l’origine de plus de 78 décès attestés par les registres paroissiaux. Son existence est confortée par les témoignages de personnes l’ayant approchée ou aperçue. De grandes prières collectives sont organisées pour enrayer la colère divine. Les conditions effroyables des disparitions sont rapidement colportées dans tout le Gévaudan. Dès lors, l’angoisse de la population est de plus en plus forte. En cette période de contestation du pouvoir royal, la Bête devient une véritable affaire d’État. Les autorités envoient le capitaine Duhamel en promettant une prime de 9 400 livres à quiconque la tuerait. Ces primes attirent une foule de chasseurs, qui rêvent de faire fortune en Gévaudan. Face aux échecs successifs, le roi envoie son porte-arquebuse, Antoine de Beauterne. Ce dernier tue un gros loup, l’empaille et le présente au roi et à la Cour. Pourtant, les massacres reprennent, obligeant le jeune marquis d’Apcher à recruter des volontaires pour la traquer. Le 19 juin 1767, Jean Chastel supprime définitivement la Bête. Présentée à Paris, la Bête est dans un tel état de putréfaction qu’elle est enterrée rapidement. Cependant, Buffon aurait eu le temps de l’examiner. Ce mystère a passionné nombre de contemporains de la Bête et le mythe reste encore vivace de nos jours. Le musée de la Bête Le Musée fantastique de la Bête du Gévaudan ouvre en 1999 et invite à la découverte de l’histoire de la Bête. Les vingt décors animés par le son et la lumière plongent le visiteur en plein cœur du XVIIIe siècle. Ces décors ont été réalisés par Lucien Gires, accompagné de l’association Macbet. La mise en scène originale permet de bien saisir les mentalités de l’époque et de revivre, deux cents ans après, le cauchemar que représentait la Bête pour ses contemporains. Nous vous invitons à pousser les portes de ce musée, puis à pénétrer dans la tour des Anglais. Vous pourrez emprunter les escaliers afin d’accéder au sommet et profiter d’une vue panoramique sur la Margeride. | À la mémoire de… Un loup qui fait trembler les pâtres sur nos landes, Emma Roussel, Chanson et Pastels, 1954
|
Poètes saugains
Emma Roussel et Louis Amargier
Emma Roussel (1899-1952)
Emma Dupin naît à Saugues le 10 mars 1899. Après ses études primaires au village, elle est admise à l’École normale d’institutrices du Puy. Pour la plupart des élèves de ces écoles, issus de familles rurales modestes, devenir enseignant représente une promotion sociale. Après avoir exercé dans plusieurs écoles aux alentours de Saugues, Emma Roussel s’installe avec son mari à Grèzes, où ils enseigneront pendant vingt-trois années. Chansons et Pastels, son unique recueil, est publié à titre posthume par son mari en 1954.
| Louis Amargier (1902-1989)
Poète et écrivain français, Louis Amargier naît à Saugues le 3 juin 1902, comme ses grands-pères paternel et maternel. « L’un lui apprit à vivre avec les livres et les idées, l’autre lui inculqua le goût de la campagne. » Il débute sa carrière comme chef du service des archives et de la bibliothèque de la Compagnie parisienne de distribution d’électricité. Devenu documentaliste, il s’adonne à sa passion des lettres. Surnommé « le poète du Gévaudan », Louis Amargier reçoit en 1954 le prix Auguste Capdeville pour son recueil de poèmes Merveilles. D’autres prix suivront. « Ses portraits, ses souvenirs » sont une ode au pays de Saugues. Ils sont contés dans différentes œuvres, comme La chanson du Gévaudan (1951), Merveilles (1953) ou encore Le guetteur d’étoiles (1977). Lucien Gires illustrera certains de ses livres. En 1971, il est fait chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il s’éteint à Menton, le 15 avril 1989. |






